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Hockey sur glace - Tribune libre de Tristan Alric
Hockey sur glace - 124 / L’EXTRAORDINAIRE DESTIN DE « DANY » HUILLIER
 
L’ancien président charismatique du club de Villard-de-Lans est décédé récemment. Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, raconte le destin à la fois émouvant et exemplaire de cet ancien dirigeant très célèbre qui fut un de ses amis proches.
 
 
Tribune N°124

 
 

 L’EXTRAORDINAIRE DESTIN DE « DANY » HUILLIER
 

Jusqu’à la fin de l’année 2025, il fut l’ex-international le plus âgé encore vivant dans le hockey sur glace français. Pour cette raison, je le taquinais parfois en le surnommant affectueusement le « dinosaure ». Une plaisanterie qui le faisait beaucoup rire et à laquelle il me répondait à chaque fois : « Je suis plutôt un fossile ! »
Tous ceux qui connaissaient l’inoxydable Daniel Huillier avaient non seulement du respect, mais surtout de l’admiration pour son incroyable longévité physique, sa grande générosité et sa constante vivacité intellectuelle malgré les années qui passaient. D’autant que ce « dernier des Mohicans » rappelait toujours avec fierté qu’il avait pris sa première licence de hockeyeur dans le club de Villard-de-Lans au siècle passé, à l’âge de dix ans en 1938, ce qui constituait un record absolu dans notre discipline.
Malheureusement, notre « grand timonier » a eu la très mauvaise idée de nous quitter sur la pointe de ses patins usagés juste à la veille du jour de Noël le mercredi 24 décembre 2025. Un départ auquel je ne m’attendais pas car je l’avais eu encore au téléphone cinq jours seulement auparavant et sa voix était toujours aussi claire et joviale. 
Du coup, pour moi, comme pour ses nombreux amis dans le hockey sur glace, le repas du réveillon a eu beaucoup du mal à être vraiment festif. Car la disparition de ce véritable personnage hors normes très attachant, qui est entré de son vivant dans la légende de notre discipline, nous a laissé brutalement le cœur au bord des lames. Son décès, certes prévisible vu son grand âge, a suscité malgré tout une réelle émotion et de très nombreuses réactions à la hauteur de sa célébrité.  
 
Décédé à l’âge respectable de 97 ans et huit mois, j’ai eu le grand plaisir et l’honneur d’entretenir pendant quarante ans une relation amicale privilégiée avec Daniel Huillier. D’autant que cet ancien « Ours » du Vercors, qui savait sortir de sa tanière pour bavarder longuement avec ses amis, m’a raconté à maintes reprises en détail son étonnante carrière qui ne fut pas, loin s’en faut, un long fleuve tranquille. En effet, il a malheureusement débuté sa longue vie par une véritable tragédie familiale avant de trouver de formidables ressources pour rebondir.
Celui que j’appelais affectueusement « Dany » s’amusait de la formule à double sens que j’employais concernant son âge avancé en lui disant qu’il m’épatait car il était décidément « très résistant. » Le terme était bien choisi puisque, avant de devenir le célèbre président du club de Villard-de-Lans, Daniel Huillier a d’abord connu un destin terrible et invraisemblable pendant la seconde guerre mondiale comme maquisard.
Avant de nous quitter, il était le dernier témoin direct encore vivant de l’histoire funeste de la résistance dans le maquis du Vercors qui surplombe la ville de Grenoble. Du coup, l’annonce de son décès a été immédiatement relatée dans de nombreux médias français nationaux et régionaux de la presse écrite et audio-visuelle, principalement pour ce qu’il représentait sur le plan historique.
 
IL A PARTICIPÉ À LA RÉSISTANCE PENDANT LA SECONDE GUERRE
 
Son grand-père Daniel Huillier, qui portait le même prénom que lui, avait créé une entreprise d’autocars en 1889 à Pont-en-Royans, une commune située à mi-distance entre Valence et Grenoble. Puis, les deux fils aînés du patriarche, Emile et Victor (le père de Daniel), créèrent à leur tour une ligne d’autocar reliant Villard-de-Lans et Grenoble en 1925. Lorsque éclata la seconde guerre mondiale, l’entreprise familiale était déjà bien structurée et importante puisque composée de douze autocars, trois camions Berliet et trois voitures Citroën.
Au mois de septembre 1942, son père, Victor Huillier, entra en résistance en mettant à la disposition des maquisards de la région sa ferme située sur le plateau d’Ambel dans laquelle vit le jour au mois de novembre le tout premier maquis de France.
Dès cet instant la société familiale « Les autocars Huillier » joua un rôle de premier plan dans l'organisation et l'approvisionnement du maquis du Vercors.
Âgé seulement de quinze ans et demi à l’époque, Daniel Huillier rejoignit à son tour le réseau de résistance du Vercors en compagnie de son frère cadet Victor Huillier (même prénom que le père) qui jouait comme lui au hockey sur glace dans l’équipe de Villard-de-Lans sur une patinoire naturelle. Entre deux entraînements, les deux frangins participèrent à des liaisons clandestines, à l’acheminement de messages secrets, à des réceptions et des transports de parachutage en pleine nuit, mais aussi à des ravitaillements d'armes et de munitions. Cette activité de résistance était à très haut risque ce qui explique que le père de Daniel Huillier lui avait strictement interdit de porter une arme pour ne pas se faire remarquer et ne pas provoquer des représailles.

 

Daniel Huillier et son ami Louis Smaniotto lors de la cérémonie de la remise de la Légion d’honneur.

L’ENTREPRISE FAMILIALE A PAYÉ TRÈS CHER SON COMBAT
 
Malheureusement un sort tragique s’est acharné sur la famille du jeune Daniel Huillier ainsi que son frère qui ont perdu, au cours de l'occupation allemande, d’abord leur oncle Paul qui sera tué devant les yeux du jeune Daniel par la gestapo le 19 août 1944. Mais ils perdront aussi leur autre oncle Georges décédé pendant son transfert vers un camp de concentration, ainsi que plusieurs cousins.
Le 23 juillet 1944, après le départ des Allemands du plateau du Vercors, leurs matériels de transport furent abandonnés, mais Daniel Huillier et sa famille ne purent rien récupérer après la Libération car les Allemands avaient presque tout détruit ou emmené le reste en quittant le sommet ce plateau.
Rapatrié de force à Grenoble, Daniel Huillier a échappé sans le savoir au massacre du 14 août 1944 où vingt résistants ont été fusillés par les Allemands. Malheureusement, quatre chauffeurs de son entreprise familiale furent également exécutés : Paul Primat, Louis Clot, Marcel Cartier et Lucien Jarrand. Quant à l’oncle Georges Huillier, il mourut donc en déportation et Paul Huillier fut assassiné à Grenoble dans la nuit du 20 au 21 août 1944.
L’ensemble du matériel des ateliers et des garages installés à Saint-Martin-en-Vercors ayant disparu, les bureaux furent détruits, ainsi que les garages de Villard-de-Lans et de Grenoble. L’entreprise, sinistrée à 100 %, ne se redressa que grâce à l’opiniâtreté de son père et une longue reconstruction professionnelle de tous les survivants.
Daniel Huillier, étant devenu en 2002 le président de l’Association des Pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors, il était encore reconnu aujourd’hui comme l’un des derniers témoins de cette période maquisarde. C’est ainsi que Daniel Huillier a témoigné à plusieurs reprises de son vécu dans la Résistance, notamment au sein de nombreux établissements scolaires isérois.
 
UN CHEF D’ENTREPRISE TRÈS PROCHE DE SES EMPLOYÉS

Daniel Huillier est devenu après la guerre un homme d’affaires et un hockeyeur sur glace accompli. Depuis 1951, avec l’aide de son frère Victor et de ses amis, il se lança, avec audace et innovation dans le développement de la station de Villard-de-Lans avec notamment de nouvelles remontées mécaniques qui viennent d’être vendues récemment au célèbre basketteur Tony Parker pour la somme de 9 millions d’euros.
Par ailleurs, Dany dirigeait la société automobile Set-Huillier à Saint-Egrève. Il deviendra par la suite le patron du groupe Huillier distributeur et réparateur dans une concession agréée Mercedes-Benz en activité depuis plus de 50 ans.
A ce titre, Daniel Huillier, homme au grand cœur, faisait le tour des concessions en prenant le temps de toujours partager un mot personnel avec chacun de ses collaborateurs. Un mot gentil, sur leur santé, ou sur leur famille ce qui leur faisait penser qu’ils étaient tous des individus uniques au sein d’une entreprise de plus de 350 salariés.
C’était ça Daniel Huillier, une gentillesse extrême, doublée d’un bon sens visionnaire pour ses affaires. Appelé par le diminutif « Dany » par ses proches, quand il n’était pas surnommé plus respectueusement « Président » autant pour sa stature que son statut et pour son parcours, il portait souvent une casquette, un costume et une cravate car c’était sa manière vestimentaire de se tenir en société sans jamais être hautain pour autant.
 


L’équipe senior de Villard-de-Lans en 1963 lorsqu’elle jouait dans la « Première Série » devenue l’équivalent de la Ligue Magnus aujourd’hui mais avec uniquement des amateurs. On reconnait Daniel Huillier le deuxième joueur qui pose debout en partant de la droite.


IL EST DEVENU UN PRÉSIDENT DE CLUB TRÈS CÉLÈBRE
 
L’autre activité très importante qui a marqué le destin hors normes de Daniel Huillier, ce fut sa célèbre carrière sportive dans le club de hockey sur glace de Villard-de-Lans. En effet, il a d’abord joué pendant toute sa carrière avec les « Ours » du Vercors et son premier « fait d’armes » fut d’avoir porté le maillot de l’équipe de France pour participer avec son frère Victor aux championnats du monde de 1953 organisés en Suisse à Zurich et à Bâle.
Capitaine des Ours pendant de nombreuses années, il fera une petite infidélité à notre sport favori pendant son service national en participant aux championnats de France militaire de rugby où son équipe, du 93e régiment d’artillerie de montagne, terminera demi-finaliste. Mais, c’est avec le hockey sur glace, sa véritable grande passion, qu’il continua à écrire son incroyable histoire.
La patinoire de Villard-de-Lans étant devenue artificielle en 1963, il ne cessa de défendre son équipe locale jusqu’à la fin de sa carrière puisqu’il fit sa dernière apparition comme joueur sur la glace à l’âge de 38 ans lors d’un match de championnat disputé en 1966 dans le Nord à Croix près de Lille. C’est à ce moment-là que loin de disparaitre, le nom de Daniel Huillier deviendra rapidement une référence encore plus grande dans le hockey sur glace français.
En effet, ce dernier deviendra le président très charismatique du club de Villard-de-Lans à deux repises, d’abord de 1969 à 1979 puis, après une parenthèse de dix ans, il reprendra les choses en mains de 1989 à 2024, soit au total un règne de 25 ans effectué avec une grande générosité pour ce club qu’il avait dans la peau.
A tel point que Daniel Huillier, grâce à son entregent et l’appui de son importante entreprise, portera le club de l’Isère à bout de bras financièrement tel un « atlante ». Autrement dit à l’image d’une statue supportant sur sa tête et ses épaules la lourde charge architecturale de la patinoire en béton de Villard-de-Lans.
Avec lui, il ne fallait pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué. D’autant que le club de Villard-de-Lans a pu évoluer une dernière fois pendant onze saisons d’affilée dans la Ligue Magnus, de 2002 à 2013, avant que Daniel Huillier décide de passer définitivement la main en même temps que son vice-président Didier Beuque.
Il faut souligner que Daniel Huillier a eu également une carrière de dirigeant fédéral très importante puisqu’il fut membre du Comité national de hockey (CNHG) à deux reprises ainsi que du Comité directeur de la Fédération française des sports de glace (FFSG). A ce titre, il fut à l’origine des premiers rassemblements des jeunes espoirs dans des stages nationaux et à l’étranger. Il accompagnera les équipes de France, au Canada et en Hollande par exemple.


Le président Daniel Huillier pose debout à gauche avec son équipe en 1972. 


IL FUT ÉLU AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE DE LA FFHG
 
Pour le récompenser pour l’ensemble de son œuvre, Daniel Huillier fut élu à l’unanimité au Temple de la Renommée de la nouvelle FFHG dès la deuxième promotion de notre « Panthéon » du hockey sur glace en 2009. Ayant eu l’honneur de le présenter au micro lors de cette cérémonie, j’ai gardé en mémoire ses yeux rougis remplis de larmes car mon ami « Dany », était un faux dur au grand cœur dont l’armure s’est fissurée un bref instant très émouvant. Il fut visiblement très touché, au point de vaciller par cette marque d’affection de son sport favori au moment de faire un petit discours de remerciement.
J’ajoute que Daniel Huillier fut également président du Club des Sports de Villard-de-Lans, qui regroupait alors toutes les disciplines sportives de la commune de 1965 à 1995, soit une grande responsabilité qui dura donc trente ans. En 1966, il fut aussi membre du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de Grenoble de 1968 (COJO).
Il n’est donc pas étonnant que Daniel Huillier fut élevé au titre d’Officier dans l’Ordre National de la Légion d’honneur au début du mois d’octobre 2017. Enfin, au mois d’avril 2024, il avait pu rencontrer le président de la république Emmanuel Macron à l’occasion des 80 ans de la Libération lors de la visite du chef de l'État à Vassieux-en-Vercors. Malheureusement, son frère cadet Victor Huillier, également ancien international de hockey, décédé au début du mois de mars 2021 à l’âge de 90 ans, était le grand absent de sa famille. « Mon frère, c’était tout pour moi, et j’étais tout pour lui », confia Daniel Huillier lors des obsèques de son frère Victor. « On a toujours fonctionné ensemble, que ce soit dans l’équipe de hockey de Villard-de-Lans ou dans nos affaires familiales. On s’écoutait mutuellement et tout était parfait. Nous fonctionnions comme des jumeaux qui avaient juste vingt-et-un mois d’écart. Ce que nous avons fait ensemble, c’est formidable ! D’avoir pu jouer ensemble dans l’équipe de France en 1953, lors des championnats du monde en Suisse, ce fut aussi une grande émotion partagée. »
 

IL PARLAIT ENCORE DANS LA PRESSE RÉCEMMENT
 
L’ancien international Louis Smaniotto avait succédé à Daniel Huillier comme président du club de Villard-de-Lans en 2014. Il m’a confié le jour de sa disparition : « Dany était à la fois un ami, un frère et un père. Son décès me touche énormément car on a fait une longue route ensemble au sein de notre club et c’était de plus un grand homme avec un grand cœur. Pour moi, il a toujours été un exemple. Il a tellement donné ! Il a toujours été désintéressé et il a aidé beaucoup de personnes dans la discrétion. C’est un véritable personnage qui a marqué son époque. »
 
L’ancien joueur Daniel Drogue : « Il a tellement donné pour le hockey ! Pour ma part, j’ai connu mes meilleurs années hockey avec lui. J'en parle souvent aux jeunes qui jouent actuellement en Division 1 à Villard. J’ai même eu le plaisir de jouer avec Dany Huillier.  Avec quelques anciens dont Pierre Holzer, Dany Pesenti, Camil Gelinas, Robert Bonnard et Marcel Guadaloppa, il nous avait rejoint dans l'équipe de deuxième série de l'époque. Nous avions atteint la finale du championnat. Je me souviens des déplacements épiques en voiture où il nous faisait du tableau noir sur le pare-brise tout en conduisant en ignorant quelquefois les limitations ! Que d'anecdotes savoureuses qu’ils savait nous raconter en nous captivant que ce soit de son passé de hockeyeur ou de celui de résistant. »

Au journaliste du Figaro Teddy Persicot qui lui demandait récemment son secret de longévité, Daniel Huillier lui répondit : « Je pense que c’est surtout dans les gènes, la conduite de la vie, j’ai pris des cuites mais je pense que c’est nécessaire quand on est jeune car ça stimule le corps mais je n’ai jamais bu, j’ai toujours bu de l’eau en mangeant. Bien sûr, j’avais des bons vins quand j’invitais du monde mais je n’ai jamais bu pour le plaisir de boire.»
A la question s’il avait peur de la mort : « Souvent j’y pense. Je me dis comment ça va se finir ça ? J’ai la tête qui marche à peu près encore. Je marche toujours, je n’ai aucune douleur et je n’ai aucun regret car il aurait été difficile de faire mieux que ce que j’ai fait sans avoir fait des études. »
 
Au journaliste du Dauphiné Libéré Jean-Benoît Vigny, le regretté Daniel Huillier déclara également : « J’aimerais être encore là pour assister aux Jeux olympiques d’hiver de 2030 en France. Mon arrière-petite-fille franco-américaine pourrait y participer en patinage artistique avec les USA. Bon, encore il faut que j’arrive à 102 ans ! »
 
Son rêve était cette fois difficilement réalisable, mais je laisse le dernier mot de conclusion à notre autre célèbre aîné du hockey sur glace français, Philippe Lacarrière, qui a réagi également plus brièvement en apprenant son décès en disant : « J’ai beaucoup de tristesse ! J’avais joué avec lui, mais aussi contre lui. Nous avions également travaillé ensemble à la Fédération pour notre sport. J’avais beaucoup de respect pour Daniel. »

  
 
La rédaction de Hockey Hebdo présente ses plus sincères condoléances à ses deux filles, Anne et Isabelle Huillier ainsi qu’à leurs époux : Didier et Jean-Pierre. On n’oublie pas également ses cinq petits-enfants : Elodie, Jérémie, Matthieu, Eugénie et Edouard et les conjoints de ces derniers : Rich, Alexis, Vanessa et Célia. Mais aussi à ses six arrière-petits-enfants : Violette, Lilas, William, Léopold, Gustave et Georges.
 
 




Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.

 
 
 






 
 
 
Lieu : Media Sports LoisirsChroniqueur : Tristan Alric
Posté par Christian Simon le 15/01/2026 à 11:00
 
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