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Hockey sur glace - Tribune libre de Tristan Alric
Hockey sur glace - 129 / CRÉATION FFHG : UNE ATTENTE QUI A DURÉ 65 ANS !
 
Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, raconte comment le hockey sur glace français est parvenu à devenir indépendant il y a 20 ans après avoir connu une gestation longue et difficile ponctuée de nombreux épisodes chaotiques.
 
 
Tribune N°129

 
 

CRÉATION FFHG : UNE ATTENTE QUI A DURÉ 65 ANS !
 
 
Si la Coupe Magnus fête ses 40 ans d’existence cette année, la Fédération Française de Hockey sur Glace célèbre également ses 20 ans d’indépendance. Cette commémoration mérite également d’être soulignée car elle a représenté un tournant décisif dans l’histoire de notre sport favori. Pour faire un jeu de mots souvent utilisé, mais qui est justifié dans ce cas précis, cette autonomie fut une véritable « révolution de palet ».
En effet, on se souvient que la création de la nouvelle FFHG a été officialisée il y a donc vingt ans, exactement le samedi 29 avril 2006. C’était dans l’ancien amphithéâtre de la faculté de droit de la ville d’Amiens, à quelques dizaines de mètres seulement du Coliseum dans lequel s’achevaient les Championnats du monde masculins de la Division 1A qui étaient organisés en même temps par la France.
Si la naissance de la FFHG fut un événement historique considérable pour le hockey sur glace français, c’est surtout parce que son émancipation fut l’aboutissement d’un rêve qui a semblé longtemps inaccessible puisqu’il aura duré au total 65 ans !
Comment notre discipline est-elle enfin parvenu à « briser la glace » pour se libérer de la tutelle oppressante d’une fédération omnisports dont elle avait uniquement la glace comme rapport ? Pourquoi le joug si pesant et castrateur de l’ancienne FFSG a-t-il été aussi difficile à desserrer et à rompre ?
Je vais vous résumer l’histoire très mouvementée de la naissance « au forceps » du hockey sur glace français car sa lutte permanente pour obtenir sa liberté et une véritable autogestion est souvent ignorée, non seulement par nos jeunes licenciés, mais également oubliée par nos pratiquants plus anciens.

DES DÉSACCORDS ENTRE LE HOCKEY ET LE PATINAGE ARTISTIQUE
 
Je rappelle que le hockey sur glace a d’abord fait partie de la Fédération Française des Sports de Glace depuis l’année 1941. Après la seconde guerre mondiale et au fil du temps, la cohabitation entre le hockey et les neuf autres disciplines sur glace que devait gérer l’ancienne « FFSG » a été souvent conflictuelle à cause d’intérêts qui étaient beaucoup trop divergents. Faire cohabiter ensemble et en parfaite harmonie, à la fois le hockey, le patinage artistique, la danse, le patinage de vitesse, le bobsleigh, le curling, la luge, le short-Track et le skeleton, était une mission pour le moins compliquée à moins d’accepter sans cesse des compromis frustrants.
Les désaccords étaient surtout importants avec le patinage artistique, l’autre sport majoritaire en nombre de licenciés, car il était bénéficiaire financièrement contrairement au hockey sur glace. Considéré comme le mauvais élève, à cause de ses problèmes de trésorerie récurrents, le hockey sur glace réussissait à équilibrer malgré tout son budget problématique uniquement en diluant ses comptes avec ceux des huit autres disciplines grâce à un jeu d’écritures comptable.
Le hockey bénéficiait en effet d’un système avantageux de « vases communicants » dans le budget global de sa fédération de tutelle. En d’autres termes, les bénéfices du patinage, dont les coûts de fonctionnement étaient beaucoup moindres et ses recettes plus importantes grâce notamment à un sponsoring particulier avec la chaine TF1 à l’époque et grâce surtout à des compétitions internationales comme les Championnats du monde ou d’Europe souvent organisés en France qui permettaient d’éponger régulièrement les dettes du hockey.

LE HOCKEY FRANÇAIS A MANQUÉ SA PREMIÈRE SORTIE IL Y A 33 ANS
 
La volonté de rupture et d’indépendance du hockey sur glace français, qui tentait de devenir un bon gestionnaire, s’est cristallisée à plusieurs reprises car le malaise était sans cesse latent. Un premier clash retentissant et l’éventualité d’une scission ont manqué de se produire en 1993 lors de l’assemblée générale organisée à Brest. En effet, il s’en est fallu de peu pour que le hockey sur glace, désireux de s’émanciper, se saborde volontairement dans la rade du port breton et profite de cette occasion pour sortir du giron beaucoup trop aliénant de la FFSG.
Depuis la contestation très virulente des joueurs de l’équipe de France de hockey contre la fédération un an plus tôt pendant les Jeux olympiques d’hiver d’Albertville (que j’avais rendu publique à la demande des Tricolores dans le journal L’Equipe) le torchon brûlait avec le président de la FFSG Bernard Goy. Ce dernier, qui n’avait pas digéré cette humiliation sans précédent, n’était pas du tout prêt à faire des concessions et encore moins à accorder la liberté à ses opposants du hockey.
Mais les nombreux problèmes financiers, dus en partie aux débuts chaotiques de la professionnalisation des clubs de hockey français, ont eu raison de leurs velléités d’indépendance. Beaucoup trop affaiblis, ils ne pouvaient pas quitter la FFSG en laissant leurs dettes aux autres disciplines. Du coup, à l’issue de cette assemblée générale, où la tentative de mutinerie du hockey a été bloquée, la tutelle fédérale s’est au contraire accentuée sur nos clubs trop fragilisés par une gestion économique qu’ils ne parvenaient pas à maîtriser faute d’avoir de réelles structures viables.
D’autant que ces problèmes financiers mécontentèrent aussi les divers ministres des sports qui se succédèrent à l’époque car ils voyaient de surcroit d’un très mauvais œil l’éclatement et la dispersion de plusieurs disciplines de glace qui étaient considérées comme mineures et non viables séparément dans le sport français.

UNE DEUXIÈME TENTATIVE A ÉCHOUÉ TROIS ANS PLUS TARD
 
De plus, les deux présidents qui dirigèrent successivement la FFSG à cette époque, Jean Ferrand puis après son décès en 1990, Bernard Goy (Photo ci-contre qui fut président de la FFSG pendant huit ans de 1990 à 1998)., étaient issus de la famille du hockey sur glace. Ces derniers ne voulaient surtout pas laisser partir leur discipline favorite qui les avait amenés jusqu’au sommet car elle leur aurait fait perdre ainsi un droit de regard et réduire aussi leur pouvoir dans une fédération ainsi amputée d’un de ses plus importants membres.
C’est pour cette raison que lors de l’assemblée générale de la FFSG organisée à Strasbourg en 1996, une nouvelle mutinerie retentissante se produisit. En effet, le président du Comité national de hockey François Deserable, réussit à faire voter l’autonomie du hockey au sein de la FFSG à la quasi-unanimité ! Une tentative astucieuse mais qui fut contrecarrée par l’omnipotent président fédéral Bernard Goy qui s’y opposa en manœuvrant habilement (grâce à diverses intimidations) pour ne pas perdre son droit de regard.   
Les ministres des sports successifs de l’époque : Frédérique Bredin, Michèle Alliot-Marie, Guy Drut puis Marie-George Buffet, s’y opposèrent également en donnant à chaque fois cette réponse péremptoire : « Que le hockey sur glace règle d’abord ses dettes et devienne adulte avant de vouloir créer sa propre fédération. » Autrement dit : « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ce fut donc une fois encore la fin provisoire des illusions.
Mais, fort heureusement, comme on va le voir, la situation a pu évoluer ensuite favorablement sous le ministère de Jean-François Lamour car l’ancien double champion olympique de sabre, contrairement à ses prédécesseurs, a finalement accepté de trancher dans le vif pour résoudre ce problème dont le dossier revenait sans cesse sur son bureau.

UN PREMIER « DIRECTOIRE » QUI FUT TRÈS ÉPHÉMÈRE
 
En attendant, nous sommes désormais en 2002 dans la ville de Grenoble où le hockey sur glace, en pleine crise, tenait des « Etats Généraux » exceptionnels dans un hôtel proche de la patinoire de Pole Sud. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, je rappelle que l’expérience avortée et traumatisante de l’ancienne « Ligue Elite » professionnelle indépendante, qui avait dû s’interrompre après seulement cinq saisons d’existence entre 1997 et 2002, avait beaucoup marqué les esprits. De plus, le championnat de France élite venait de voler une fois encore en éclat. Bref, c’était l’état d’urgence.
Si le président élu du hockey sur glace français depuis trois ans était Jean-Louis Millon, la FFSG délégua alors le soin de gérer notre discipline à un « Directoire » qui parvint à resserrer ses rangs en imposant de nouvelles règles de jeu financières beaucoup plus strictes.
Du coup, c’est Luc Tardif qui devint, de fait, le véritable responsable du hockey sur glace, non élu mais « nommé », qui pilota pour la première fois dans l’histoire récente une autorité autonome qui s’imposa dans notre discipline. Mais, l’autorité, comme l’indépendance, se partagent mal…
En effet, la satisfaction fut de courte durée pour les membres de ce « Directoire » puisque lors de l’assemblée générale extraordinaire de la FFSG, organisée un an plus tard, au début du mois d’octobre 2003, celle-ci refusa l’introduction dans ses statuts fédéraux du Directoire autonome du hockey, comme d’ailleurs les directoires des autres disciplines qui voulaient le copier. En d’autres termes, toutes les disciplines de glace voulaient obtenir leur propre autonomie au sein de la fédération omnisports pour pouvoir voler à leur guise comme un groupe éparpillé de moineaux. 
Fortement déçu par ce vote négatif qui remettait en cause tout le travail qu’il avait accompli jusqu’ici dans le hockey sur glace, Luc Tardif se mit donc en retrait et n’abandonna pas pour autant son combat en déclarant sans ambiguïté à la presse : « L’indépendance viendra bien un jour ! Pour l’instant, je vais entrer dans une dissidence positive… »



De gauche à droite, Jean-Louis Millon qui fut le président du hockey français pendant cinq ans de 1999 à 2004 et Luc Tardif qui fut le président du hockey français de 2004 à 2022.


LUC TARDIF FUT MIS MOMENTANÉMENT SUR LA TOUCHE
 
Comme le torchon brûlait avec Didier Gailhaguet  et que la nature a horreur du vide, l’inflexible président de la FFSG, mettait en place en catastrophe une entité supplétive à la tête du hockey français (toujours présidé par Jean-Louis Millon) qui était selon ses termes alambiqués : « Un nouveau groupe de personnes qui résoudra les dossiers l’un après l’autre sans fonctionner sous la houlette d’un leader charismatique… »
Directement visé par cette remarque désobligeante, Luc Tardif et ses amis organisèrent une réunion des « dissidents ». A cette occasion, ils créèrent puis déposèrent les statuts de l'Association pour l'Avenir du Hockey Français  (AAHF).  Le bureau était composé de Luc Tardif (président), Eric Ropert et Denis Perez (vice-présidents), Jean-Pierre Tref (secrétaire général) et Michel Lebiez (trésorier).
Il était évident que cette association était un moyen de contrer la confiscation des pouvoirs opérée par la FFSG en mobilisant des troupes avant d’organiser l’assaut final. Le bulletin d’adhésion de l’AAHF était d’ailleurs très explicite puisqu’on pouvait lire un texte avec comme titre : « Une fédération de hockey sur glace, pourquoi pas ? »
Lors de l’assemblée générale organisée à Lyon en 2003, la dissolution du « Directoire » du hockey était donc prononcée par le président de la FFSG Didier Gailhaguet. Ce dernier avait eu l’idée farfelue quatre ans plus tôt, pour remplacer le club de Grenoble exclu du championnat à cause de sa faillite, d’inclure sans concertation le club italien de Milan dans notre Ligue élite. Autant dire que le président de la FFSG aggravait encore sa mauvaise image auprès des hockeyeurs qui ne reconnaissaient plus sa légitimité d’autant qu’il était issu du patinage artistique.
Une alternative d’opposition s’organisa donc à travers l’AAHF créée par Luc Tardif avec d’autres volontaires qui furent mis momentanément sur la touche. Mais tous étaient convaincus de la justesse de leur combat et de la nécessité de changer radicalement le cadre et les structures du hockey sur glace français.



Philippe Lacarrière a représenté la France à plusieurs reprises au sein de l’IIHF dans laquelle il fut à la fois membre de la Commission de discipline, chairman du Comité des Juniors, chairman du Comité des Règles de Jeu, chairman du Comité des Arbitres et aussi chairman du « Arena project ». 
 

PHILIPPE LACCARRIÈRE ÉGALEMENT ÉCARTÉ DE L’IIHF !
 
La même année Didier Gailhaguet, qui voulait également se venger de l’opposition ouverte de Philippe Lacarrière, élu membre du « Council » de l’IIHF depuis 1994, prit la décision très regrettable de ne pas représenter la candidature de l’ex-capitaine de l’équipe de France puisque dans les statuts de la fédération internationale la FFSG était la seule habilitée à le faire et pas le Comité national de hockey.
Mais Didier Gailhaguet n’avait pas pris en compte la grande popularité dont jouissait notre « ambassadeur » qui avait été non seulement le directeur des épreuves de hockey sur glace pendant les Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992, mais aussi à la fois membre de la Commission de discipline de l’IIHF et chairman du Comité des Juniors de 1990 à 1994.
En effet, Philippe Lacarrière était très apprécié des membres du parlement mondial du hockey et dans l’hypothèse d’une reconduction de sa candidature à l’IIHF, il aurait été réélu sans aucun problème grâce également au soutien indéfectible de son grand ami René Fasel le président mondial.
Par mesure de rétorsion à Philippe Lacarrière, la FFSG décida de présenter à sa place la candidature très « politique » de l’ancien hockeyeur tricolore Patrick Francheterre. Une manœuvre qui se transforma en un camouflet cinglant pour la France puisque le nouveau candidat proposé par Didier Gailhaguet obtint un total de voix dérisoire et il ne put donc pas prendre la place de son célèbre prédécesseur à ce poste prestigieux.
Fort heureusement, à la fin de ce bras de fer ridicule, Philippe Lacarrière put effectuer un retour en grâce et il retrouva toutes ses prérogatives de membre influent auprès de ses amis de l’IIHF qui, pour marquer leur soutien, le nommèrent « Life member », autrement dit membre honoraire et invité permanent de la fédération internationale.    
Un an plus tard, lors de l’Assemblée générale de Toulon en 2004, entre les difficultés financières et les rivalités, les candidats à la présidence de la FFSG restèrent sur leurs positions, mais le nouveau président éphémère Marc Faujanet, ni son successeur Norbert Tourne, ne parvinrent pas à endiguer la volonté du hockey de s’émanciper. Cette assemblée entérina malgré tout le retour de Luc Tardif au sein de la Fédération avec les principaux membres de l’AAHF et certains membres de la Commission de hockey fédérale. C’est ainsi qu’une nouvelle entité est née : l’Autorité Exécutive du Hockey Français (AEHF). Ce n’était pas facile de s’y retrouver avec tous ces acronymes !



Le premier Comité directeur de la FFHG en 2006 avec le président Luc Tardif (au centre) entouré d’Eric Ropert, Philippe Lacarrière, Jean-David Camus, Jean Le Blond, Patrick Letellier, Jean-Louis Millon, Jean-François Pierrot, Arnaud Briand, Sylvain Devaux, Sophie Mauffrey, Corinne Dogemont, Richard Golaz, Guy Durand, Catherine Normandon, Patrick Lebailly, Marc Fornaguera, Christophe Laboureau, Jean-Christophe Benoist.


LA FÉDÉRATION AUTONOME VOIT ENFIN LE JOUR EN 2006
 
Lors de l’assemblée générale de la FFSG organisée à Paris au mois de juin 2005, notre discipline fut enfin écoutée. D’abord parce que René Fasel, le président de l’IIHF, également membre du CIO, avait fait savoir qu’il voterait pour la candidature de Paris pour l’organisation des JO d’été de 2012 uniquement si le hockey sur glace français avait enfin le droit de créer sa propre fédération. D’autant que l’IIHF ne voulait plus désormais des nations qui avaient inclus le hockey dans des fédérations omnisports.
Conscient du danger que représentait l’ultimatum lancé par l’IIHF, Jean-François Lamour, alors ministre des sports, va accélérer à l’émancipation du hockey dès sa prise de fonction au mois de septembre. Le ministre chargea alors Norbert Tourne, le dernier président en date de la FFSG, de favoriser la création d’une future fédération indépendante de hockey sur glace. Le feu vert ministériel fut donc officiellement donné après une stabilisation des comptes fédéraux.
Norbert Tourne, qui était également beaucoup plus consensuel, ne s’y opposa pas d’autant qu’il ne pouvait pas faire autrement. En effet, il fut mis devant le fait accompli puisque Jean-Louis Millon, le président fédéral « officiel » du hockey sur glace, approuva sans réserve cette séparation et il rejoignit Luc Tardif en adhérant non seulement à l’Autorité Exécutive (AEHF), mais il fit également partie du premier Comité directeur de la nouvelle FFHG.
L’événement tant attendu se produisit donc en 2006 à Amiens. C’est dans la ville de la Somme que la création de la fédération indépendante fut officiellement lancée en profitant de l’organisation d’un championnat du monde masculin senior de la Division 1A dans le Coliseum où la France termina deuxième derrière l’Allemagne. Dommage car une promotion dans l’élite mondiale à cette occasion historique aurait été le bouquet final !
Le premier président de la nouvelle FFHG fut tout naturellement Luc Tardif qui fut proposé à l’assemblée constituante par les membres du premier comité directeur et qui fut élu par acclamations, puisque le futur président de l’IIHF avait pris la tête de la lutte du hockey pour obtenir la scission avec la FFSG. C’était donc il y a 20 ans tout juste cette année en ce mois d’avril.
Du coup, trois mois plus tard, à la fin de juillet 2006, la nouvelle Fédération française de hockey sur glace quitta définitivement les locaux de la FFSG qui se trouvaient rue Félicien David à Paris pour s’installer à Issy-les-Moulineaux, au 36 bis rue Roger Salengro, dans le département des Hauts-de-Seine, la proche banlieue parisienne.
La nouvelle ère enfin libre du hockey sur glace français put commencer après une attente qui aura donc duré 65 ans ! Si je vous ai raconté l’histoire laborieuse de la création de la FFHG, c’est parce que, comme le disait souvent Luc Tardif : « Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va ! ».
N’ayant plus l’excuse d’être sous tutelle et dirigés par des élus fédéraux issus d’autres disciplines, les dirigeants actuels du hockey sur glace français tentent donc, depuis maintenant vingt ans, de faire progresser notre sport favori. Depuis 2006, la FFHG, enfin libre de son destin, a certes pris de bonnes initiatives en mettant en place notamment de nouvelles structures beaucoup plus performantes dans plusieurs domaines.
Il reste malgré tout encore aujourd’hui à obtenir réellement le fruit de cette évolution positive avec des résultats sportifs vraiment concrets. Je pense notamment concernant la formation des jeunes hockeyeurs français et l’obtention de résultats beaucoup plus probants sur la scène internationale que ce soit chez les garçons comme chez les filles.
Dans ce but, les prochains championnats du monde féminins de la Division 1A qui seront organisés prochainement en Hongrie à Budapest (12-18 avril) et les championnats du monde masculins également de la Division 1A prévus en Pologne à Sosnowiec (2-8 mai), nous donneront une réponse sur la véritable progression du hockey sur glace tricolore.
 
 
 



 
Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.
 
 





 
 
 
Lieu : Media Sports LoisirsChroniqueur : Tristan Alric
Posté par Christian Simon le 26/03/2026 à 11:00
 
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